Le Document Unique d’évaluation des risques professionnels — le DUERP — est obligatoire dès que le salon compte un salarié. Ce n’est pas une option, et son absence expose l’employeur en cas de contrôle ou d’accident. Mais au-delà de l’obligation, il répond à une question simple : dans mon salon, qu’est-ce qui peut blesser ou rendre malade quelqu’un, et qu’est-ce que je fais pour l’éviter ?
Les risques réels d’un salon
On imagine le risque professionnel réservé au bâtiment ou à l’industrie. Un salon de coiffure en concentre pourtant plusieurs, bien identifiés :
- Les troubles musculo-squelettiques, liés à la station debout prolongée et aux gestes répétés.
- Les risques chimiques : produits de coloration et de décoloration, à l’origine d’allergies et d’affections respiratoires.
- Le risque électrique, avec des appareils manipulés à proximité de l’eau.
- Les chutes et glissades, sur des sols souvent humides et couverts de cheveux.
La bonne méthode : partir du terrain, pas d’un modèle
L’erreur la plus courante est de télécharger un modèle générique et de le signer. Un Document Unique qui ne ressemble pas à votre salon ne vous protège pas : en cas de contrôle, on regarde s’il correspond à la réalité. La bonne démarche part de l’observation : on liste les situations de travail réelles, on évalue chaque risque, on note ce qui est déjà en place et ce qui manque.
À retenir
Le DUERP se met à jour à chaque changement important dans le salon, et au moins une fois par an à partir de onze salariés. Il se conserve dans la durée. Ce n’est pas un document qu’on fait une fois : c’est un document vivant.
Vous n’êtes pas obligé de le faire seul. C’est précisément l’objet de notre accompagnement à la mise en conformité : construire avec vous un Document Unique qui correspond à votre salon, et vous laisser un outil que vous saurez tenir à jour.
Écrit par l'équipe AYANI Formation & Coiffure. Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas un diagnostic adapté à votre salon. Parlons de votre situation.